Ouvrons les Coeurs !

OUVRONS LES COEURS ! FESTIVAL MISSIONNAIRE ORGANISÉ PAR LES PAROISSES SAINT-JEAN-BAPTISTE ET SAINT-LAUD !

  • Quand : du 04/05/2019 à 09h00au 12/05/2019 à 22h00
  • Où: Agneaux, Saint-Georges-Montcocq et Saint-Lô

Fortes de la formidable première expérience de semaine missionnaire en novembre dernier à la rencontre des habitants de Saint-Lô et Agneaux, les paroisses Saint Laud et Saint Jean-Baptiste ont souhaité proposer une seconde semaine de Mission. Elle se tiendra du 4 au 12 mai 2019, à Agneaux, Saint-Georges-Montcocq et Saint-Lô.

L’objectif est le même : s’ouvrir aux autres, accueillir tous ceux qui sont en recherche de Dieu. La première mission a montré de façon impressionnante à quel point de nombreuses personnes étaient en quête de sens, porteurs de nombreuses questions sur la vie et sa finalité.

Mais bien souvent, elles ne savent pas à qui et où s’adresser. C’est une des conséquences de la forte déchristianisation de notre pays : nombreux sont ceux qui ne savent pas où se trouve le presbytère, où vivent les prêtres à qui ils ont pourtant envie de parler. Le plus souvent, ils n’osent tout simplement pas entrer dans une église pour s’imprégner de l’ambiance calme qui y règne, pour s’y recueillir. La mission « Ouvrons les Coeurs » est entre autres choses là pour ça : rappeler que Dieu accueille tout le monde, sans jugement.

Découvrir le programme complet de cette semaine de mission.

Télécharger le dossier de presse.

Paroisses Saint Laud et Saint Jean Baptiste

Source : Diocèse de Coutances

Alléluia!

ALLÉLUIA ! CHRIST EST RESSUSCITÉ !

 

Frères et sœurs, nous venons de vivre en France un évènement étrange. D’une certaine manière, c’est notre pays tout entier qui, par la grâce de Notre Dame, est entré dans les trois jours les plus saints de la liturgie chrétienne. Notre nation a vu en effet la cathédrale de Paris subir les assauts des flammes. Elle a vu sa flèche s’écrouler comme le signal douloureux d’une mise à mort. Elle a pleuré devant son corps défiguré. Le second jour, elle est restée comme suspendue entre la tristesse de l’anéantissement et l’espérance d’un salut encore possible. Le troisième jour, elle a entendu l’annonce d’une renaissance à venir. Notre Dame rejaillirait de ces cendres.

Nous n’aurons pas fini de décrypter les signes et l’ampleur de ce qui s’est joué dans notre pays en cette semaine sainte. Tant de symboles se croisent ici.

Pour nous chrétiens, c’est comme si Notre Dame avait voulu dans ce drame délivrer au monde un message d’espérance pascale. Au-delà de la vague immense d’émotion qui a submergé notre pays, la voix de Notre Dame appelait à la foi en Jésus Ressuscité, le premier-né d’entre les morts. Elle appelait les hommes et les femmes à plonger dans la célébration de la grande traversée de Jésus, dans le grand combat de l’amour divin contre le feu du mal et de la mort, dans le passage définitif vers la lumière de la vie. Et nous voici, frères et sœurs, rassemblés en cette nuit très sainte pour célébrer dans notre église le grand mystère de la mort et de la Résurrection de Jésus.

Dans son récit de la passion, Luc raconte que devant la croix de Jésus « la foule des gens qui s’étaient rassemblées pour ce spectacle, observaient ce qui s’était passé, et s’en retournaient en se frappant la poitrine ». Devant la mort de Jésus, la plainte douloureuse des hommes s’est élevée vers le ciel. Car si Lui, Jésus, le Prince de la justice et de la paix, l’homme totalement rempli de l’Esprit d’Amour de Dieu, finit ainsi, broyé par le mal, que restait-il d’espoir pour notre humanité ? Si Jésus, Christ et Seigneur de l’univers, est définitivement vaincu par le mal, l’injustice et le péché, qui d’autre pouvait sauver l’humanité ? Il n’y a rien de plus désespérant dans l’histoire des hommes que la croix de Jésus.

Pendant deux jours, la fureur du mal a semblé victorieuse. Un terrible sentiment d’abandon s’est abattu sur les disciples. Jésus le Maître, Lui qui paraissait si fort de la puissance même de Dieu, n’a pas fait le poids devant le mal. Le cynisme et le non sens du mal finiront ils toujours par tout emporter ? Vide absolu de la mise au tombeau.

A l’aube du troisième jour, à la pointe de l’aurore, des femmes retournent au tombeau du Juste. La pierre est étrangement roulée. Elles entrent. Deux hommes en vêtements éblouissants leur annoncent : « Il n’est pas ici, Il est ressuscité ! »  Se souvenant de la promesse de Jésus, les femmes s’en vont proclamer l’incroyable nouvelle. Mais, les disciples ont bien du mal à les croire. Il faudra que Jésus le Ressuscité apparaisse vivant, au milieu d’eux, pour qu’enfin la foi nouvelle gagne leurs cœurs !

Christ est Ressuscité ! Frères et sœurs, Il est vraiment ressuscité ! Et c’est un grand bouleversement dans la vie du monde. Car, désormais, le mal et la mort n’ont plus le dernier mot de nos existences humaines. Le cynisme et la dérision du monde sont vaincus !

La Résurrection du Christ ouvre aux hommes l’avenir de Dieu. Nous étions condamnés à finir dans la mort et le néant, mais Jésus est revenu du lieu de la mort. Il est apparu à ses disciples, non pas comme un zombie ou un fantôme, mais comme un Vivant surabondant de vie, corps glorieux de Jésus. Le Ressuscité est revenu vers ses disciples leur annoncer qu’ils sont tous appelés à entrer, comme Lui, dans l’éternité rayonnante de joie et d’amour en Dieu.

Jésus, le Ressuscité de Pâques, dévoile l’avenir de l’humanité en Dieu, et il nous en montre le chemin.

« Si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. » écrit saint Paul. Le chemin du Ressuscité vers la vie passe par la mort au vieil homme et ses égoïsmes en nous pour renaître dans la surabondante générosité de Dieu. Le chemin de Jésus nous appelle à nous laisser renouveler du dedans par l’amour miséricordieux de Jésus, cet amour divin qui a déjà tout traversé du mal et de la mort. Il nous appelle à trouver en Lui, Jésus, une nouvelle espérance pour nous engager au service de la justice, de la paix et de la fraternité. En celui qui se laisse ainsi transformer par l’amour de Jésus, la résurrection est déjà commencée ici-bas.

C’est dans le baptême et les sacrements de l’initiation que l’Eglise célèbre ce magnifique don de vie nouvelle. « Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. », écrit saint Paul.

Chers catéchumènes, en cette nuit très sainte, vous allez être plongés dans l’expérience de la Pâque de Jésus qui vous fera passer de la mort à la vie. Vous allez connaître l’engloutissement du péché dans les eaux pour renaître à la vie, la vie qui déjà a passé le mal et la mort en Jésus.

Nés à la vie nouvelle d’enfants de Dieu par votre baptême, vous serez ensuite par le sacrement de la confirmation mis au monde. Par la puissance de l’Esprit Saint, vous deviendrez alors des disciples-missionnaires de l’Evangile. Vous communierez ensuite au Corps et au Sang du Ressuscité qui se donne en chaque Eucharistie dans son Eglise. En recevant régulièrement dans l’assemblée des chrétiens, la Parole, le pain et le vin de la présence du Ressuscité, vous consoliderez votre vie de baptisés-confirmés. Dans le Christ, c’est un nouvel avenir qui s’ouvre à vous par l’humble témoignage de la sainteté de l’amour, chaque jour. Ce témoignage vous conduira loin, jusque dans l’éternité de Dieu.

Frères et sœurs, le témoignage de l’Evangile n’est pas toujours facile à porter aujourd’hui. Il nous conduit parfois à poser des paroles et des gestes qui vont à contre-courant des manières du monde. S’ils veulent tenir bon, les chrétiens doivent plus que jamais nourrir leur foi dans la prière et dans la rencontre de frères et sœurs en Eglise.

Mais, en cette nuit de Pâques 2019, c’est aussi Marie, Notre Dame, qui nous fait signe. La cathédrale a failli disparaître dans l’eau et le feu. Sa vulnérabilité l’a rendue soudain encore plus aimante aux yeux du monde. Partout, des foules témoignent aujourd’hui de leur amour pour elle. Et nous sommes, nous, chrétiens, appelés à faire chorus avec elles en grandissant encore dans la foi et le témoignage de Jésus.

Puissent ces foules, en aimant Notre Dame, prendre conscience de leur destinée spirituelle. Puissent-elles renaître dans la foi en Jésus mort et Ressuscité, dont Notre Dame est la voix lumineuse au milieu de la cité, et trouver en elle le regain de l’espérance.

Frères et sœurs, que par la grâce de notre Dame, notre monde se laisse guérir de son oubli de Dieu et de son oubli des plus petits. Que nous apprenions tous de Jésus, le Seigneur Ressuscité, à vivre, en nous élevant et en rayonnant de sa charité au milieu du monde, promesse de la vie éternelle.

Amen ! Alléluia !

Monseigneur le Boulc’h
Homélie de la vigile pascale – 20 avril 2019

Des Rameaux vers Pâques…

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Le 14 avril, dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, la bénédiction des Rameaux et la lecture de l’entrée de Jésus dans Jérusalem se sont déroulés devant la salle St Vincent sous le soleil, avant de rejoindre l’église en procession et poursuivre la célébration, notamment avec la lecture de la Passion.

H O S A N N A   !

À la fin de la messe, le père Sarah, prêtre Fidei Donum, a annoncé son départ de la paroisse pour la Guinée Conakry, au terme de son contrat.


img4Jeudi Saint, la messe était célébrée par le père Mary. Au cours de cette célébration eût lieu le lavement des pieds.

img_20190420_1748548685493372969403735.jpgPuis, après la communion, le Saint Sacrement a été conduit en procession vers le reposoir.


Vendredi Saint :

Après le chemin de croix devant les stations de l’église de Marigny fût célébré l’Office du vendredi saint durant laquelle a été proclamé le Récit de la Passion, puis la grande prière universelle et ses 10 intentions :

 

1- Pour la Sainte Eglise
2- Pour le Pape
3- Pour le clergé et le peuple fidèle
4- Pour les catéchumènes
5- Pour l’unité des chrétiens
6- Pour les Juifs
7- Pour ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ
8- Pour ceux qui ne croient pas en Dieu
9- Pour les pouvoirs publics
10- Pour tous les hommes dans l’épreuve

Voici le bois de la croix,
qui a porté le salut du monde. Venez, Adorons !

 

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La croix, drapée de tissus pourpre, fut alors dévoilée en remontant la nef, et les fidèles ont été invités à la vénérer soit en s’inclinant, soit en l’embrassant.


Sam2Samedi saint.

La veillée pascale commença par le feu nouveau auquel a été allumé le cierge pascal, symbole du Christ Ressuscité.

 

Lumière du Christ ! Nous rendons grâce à Dieu !

Après la procession vers l’église, le chant de l’Exultet, les prophéties, lectures et psaumes, ce fut le Gloria qui fut entonné, accompagné par les cloches qui s’étaient tuent depuis le Gloria du Jeudi saint.

ALLÉLUIA ! CHRIST EST RESSUSCITÉ !

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Dimanche, jour de Pâques, Solennité de la Résurrection de notre Seigneur Jésus Christ, la messe fut célébrée à 10h30 devant une grande assemblée durant laquelle fut notamment proclamée la Séquence de Pâques « Victimæ paschali laudes » (« A la Victime pascale ») . 

 

 

 


IMG_20190425_000650Mercredi 24 avril 2019 à 13h00 eût lieu la célébration de Pâques avec les enfants de l’école Notre Dame de Marigny durant laquelle a été lu un conte sur un grain de blé, puis les enfants ont apporté des blocs de bois qu’ils ont érigé en croix devant l’autel.

 

 

 

Notre Dame de Paris

Message de Monseigneur Le Boulc’h

Lundi saint, la messe chrismale venait d’être célébrée dans la cathédrale de Coutances quand la nouvelle s’est propagée. Les images défilent, impressionnantes.

Au commencement de la semaine sainte, Notre Dame s’est recouverte de cendres. En France et dans le monde, une grande tristesse saisit les foules. Notre Dame de Paris porte en elle tant de trésors. Elle est le témoin le plus édifiant de notre histoire française, de notre culture nationale et européenne. Elle est le symbole de la capacité des arts à élever l’humanité, le signe rayonnant de la foi lumineuse dans le Christ vivant.

Notre Dame allait-elle disparaître ?

La vieille Dame, aidée par ses sauveteurs, a résisté courageusement au terrible incendie, et l’on découvre que, malgré les dégâts considérables, sa structure et certains de ses joyaux, la croix et la piéta, ont traversé l’épreuve. Comme si Notre Dame voulait en ce drame nous délivrer un message d’espérance pascale. L’Eglise ne célèbre-t-elle pas en ces jours la grande traversée de Jésus, le grand combat de l’amour divin contre le feu du mal et de la mort, le passage définitif vers la lumière de la vie ?

Et si alors, au delà de la vague immense d’émotion qui submerge notre pays, l’Esprit suggérait d’entendre la voix de Notre Dame qui appelle à la foi en Jésus le Christ Ressuscité, premier-né d’entre les morts ?

Notre Dame nous invite maintenant à la prière. Une prière chargée d’espérance pour notre pays et pour l’Europe, terres des cathédrales. Une prière chrétienne pour tous les hommes et les femmes du monde que l’incendie a bouleversé, particulièrement, les catholiques du diocèse de Paris unis à leur évêque, Mgr Michel Aupetit. Qu’ils soient assurés de notre communion.

+ Laurent Le Boulc’h
Mardi 16 avril 2019

 

Source : Diocèse de Coutances et Avranches

Messe Chrismale

La messe Chrismale sera célébrée lundi 15 avril 2019 à 18h00 en la Cathédrale Notre-Dame de Coutances, présidée par Mgr Le Boulc’h.

Qu’est-ce que la messe chrismale ?

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au Triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de PâquesBeaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.

Qu’est-ce que la messe chrismale ?

Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Source : Conférence des Évêques de France 

Jeudi Saint

Jeudi Saint – Solennité de la Cène du Seigneur

a messeReposoir Jeudi Saint 2018 - Marigny

RETROUVEZ ICI EN DIRECT LA MESSE CELEBREE PAR MGR LE BOULC’H


Qu’est-ce que le Jeudi Saint ?

Jésus prend son dernier repas avec les douze Apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des hommes.

Qu’est-ce que le Jeudi Saint ?

Au cours de ce repas, Jésus va se mettre à genoux devant chacun de ses disciples et leur laver les pieds. Il prend la tenue de serviteur et dit : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous aussi comme j’ai fait pour vous. » Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds.

Demeurez ici et veillez avec moi.

Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres pour veiller et prier.

Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis le Saint Sacrement est déposé au « reposoir », l’autel est dépouillé, la croix est enlevée et voilée. Tout ce dépouillement : le Christ est entré dans sa passion, dépouillé de tout. C’est une nuit d’adoration, les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint-Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

Vigile pascale

Samedi Saint – Veillée Pascale

La veillée sera célébrée Samedi 20 avril 2019 à 20h30 en l’église de Marigny.

Qu’est-ce que la Vigile pascale ?

 

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La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veille en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort. C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

C’est aussi durant cette veillée – ou Vigile pascale – que sont célébrés les baptêmes d’adultes. Ils sont l’occasion pour les fidèles de renouveler les promesses de leur baptême. À l’issue de leur chemin de catéchuménat, vécu depuis plusieurs années, cette nuit pascale constitue un sommet pour leur initiation chrétienne.

Au cœur de la vigile, les rites spécifiques aux sacrements d’initiation sont parlants : la plongée dans l’eau, symbole de mort et de vie, passage à la résurrection dans le Christ. On est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Au sortir de l’eau, les nouveaux baptisés seront revêtus du vêtement blanc. Ils le porteront au cours de certaines célébrations du temps pascal. S’ils sont confirmés ce soir-là, il y aura le riteavec le saint chrême, la marque de l’Esprit Saint. Avec toute l’assemblée, ils recevront le cierge allumé. Tels des porteurs de la lumière de foi dans leur vie, ils participent à la liturgieeucharistique et communient pour la première fois.

Ce qui est beau à voir et non moins significatif, c’est la joie rayonnante de ces nouveaux baptisés. Cette émotion profonde et toute simple mais qui en dit long sur la transformation humaine et spirituelle qu’ils sont en train de vivre. Ils sont les mêmes hommes, les mêmes femmes qu’auparavant mais tout autre quand même puisque résolument disciples de Jésus de Nazareth.

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Dimanche 14 avril 2019 à 10h30

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Bénédiction des Rameaux à l’extérieur devant la Salle Saint Vincent, puis procession vers l’église.

Qu’est-ce que le Dimanche des rameaux ?

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, d’olivier, de laurier ou de palmier, selon les régions. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Ces paroles sont chantées comme antienne d’ouverture au lieu où les fidèles se sont réunis : après une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux et l’on lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus avant de se rendre en procession jusqu’à l’église.

La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénits, pour en orner les croix dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.

 

Source : Conférence des Évêques de France

Qu’est-ce que la messe chrismale ?

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au Triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de PâquesBeaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.

Qu’est-ce que la messe chrismale ?

Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâquespuis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Adoration Eucharistique

Durant le Carême est proposé un Temps d’Adoration Eucharistique en l’église de Marigny tous les jeudis de 20h30 à 21h15.

 

Quel est le sens de l’adoration eucharistique ?

 

Ce n’est qu’au cours du XIIIe siècle que naît dans l’Eglise une dévotion centrée sur l’hostie : adoration eucharistique, procession du Saint Sacrement, Fête-Dieu.

Au Moyen Âge en Occident, à la différence de l’Orient, le mystère eucharistique est centré principalement sur le moment de la consécration, au détriment de l’ensemble de la prière eucharistique.
L’accent est donc mis avant tout sur « la présence réelle » du Christ.
Aujourd’hui, quel sens pouvons-nous donner à l’adoration eucharistique ? Reconnaissons que l’attitude d’adoration est fondamentale pour un croyant : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu ». Et parce que nous avons un corps, cette adoration s’exprime non seulement à travers la pensée, mais également à travers des gestes.
L’acte d’adoration par excellence est la messe elle même, la célébration eucharistique dans son ensemble :
elle nous permet de nous unir à l’action de grâce du Christ qui s’offre à son Père pour le salut du monde, et de nous offrir avec Lui avec la force de l’Esprit Saint.
Ainsi, l’adoration eucharistique, qu’elle soit solennelle ou silencieuse, collective ou individuelle, est relative et n’a de sens que si elle renvoie à la messe : elle vise à prolonger en nous la démarche eucharistique.
L’hostie nous invite à un double mouvement : à la fois rejoindre et adorer le Christ Ressuscité, glorieux près du Père, mais aussi rejoindre l’ensemble de l’humanité pour laquelle le Christ s’est offert. L’adoration eucharistique, même dans la solitude d’une chapelle, ne peut pas se limiter à un acte individuel : par le pain eucharistique, je rejoins le corps tout entier de mes frères humains, pour lequel le Christ est mort.

L’adoration eucharistique ne doit pas nous faire oublier les autres formes de présence du Christ : à travers sa Parole « celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » ; dans la vie quotidienne « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » ; au coeur de chaque être humain « ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ». Mais comme nous le rappelle le concile Vatican II, l’Eucharistie est « source et sommet de toute vie chrétienne ».

P. Jacques Midy,
Prêtre à l’Île-Saint-Denis

Extrait de « Les uns et les autres », octobre 2010, publication du diocèse de Saint-Denis

125 ans d’adoration eucharistique continue au Sacré-Cœur de Montmartre

« Le Christ nous donne la forme liturgique de la célébration eucharistique le soir du Jeudi Saint. Il donne totalement sa vie, son corps et son sang, le Vendredi Saint. Le temps de l’adoration nous aide à intérioriser ce que nous célébrons lors de la messe.

Après l’action, il s’agit de méditer, de prendre le temps de laisser descendre en nous cette présence. Dans l’adoration, nous nous mettons en présence, réelle et substantielle, du corps du Christ, conservé et exposé. On peut le regarder, le contempler et se laisser regarder par lui. C’est une rencontre : il nous attend. Il suffit de venir en toute vérité, comme on est. Nous sommes invités à méditer l’attitude du Christ, qui fait de toute sa vie une offrande au Père par amour des hommes, et qui le fait librement. À notre tour, nous pouvons devenir adorateur du premier adorateur et nous offrir en Jésus au Père. Des paroles peuvent retentir en nous. Les temps de silence peuvent être habités par une forme de communion, un au-delà des mots.

Les adorateurs sont des veilleurs et des intercesseurs pour ceux qui ne savent pas prier. Lorsque l’on ouvre toutes grandes les portes de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, on voit tout Paris. L’amour du Christ est offert sur la grande ville, à tous les habitants, qui vivent sous leurs toits, des joies, des malheurs, des angoisses, la maladie, des souffrances. Les adorateurs portent toutes les prières du monde, comme une réponse à l’amour du Christ. »

P. Jean Laverton
Recteur de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris

Propos recueillis par Florence de Maistre

 

Source : Conférence des Evêques de France